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Pour tous ceux qui pratiquent ou ont déjà eu contact avec le développement personnel, un des concepts les plus populaires actuellement est le concept de la pensée positive.
Tout le monde nous conseille de pratiquer la pensée positive et de voir le côté positif des choses. Ce qui est un super concept et une attitude qui aide énormément dans la vie de tous les jours.

La pensée positive permet de rester motivé, d’être résiliant et de garder le cap quand les choses deviennent durs et ne tournent pas comme on l’espère.
Quand on monte un projet ou quand on veut prendre une décision, on nous dit de visualiser tous les aspects positifs et de se concentrer sur ceux là principalement pour voir le projet aboutir.

Mais il y a une autre facette de ce concept à envisager : Le risque de plonger dans une positivité béate, qui peut nous empêcher d’envisager tous les angles et de regarder tous les scénarios; pour prévoir un plan B, C, D ou E si les choses ne tournent pas en notre faveur.Pour pallier à ça, il faut apprendre à développer un système de pensée (un modèle mental) efficace qu’on va nommer : La pensée négative.

La pensée Positive Biaisée

C’est très encré dans le mental humain de ne pas essayer d’envisager que les choses puissent mal se passer. On pense souvent qu’en évoquant le fait que les choses se passent mal ou envisager un scénario catastrophe pourrait le faire arriver. C’est très encré de nos mentalités et ça conduit souvent à ne pas être prêt à faire face à des situations catastrophique ou désastreuses. [On le voit souvent très marqué en Afrique, par le fait de ne pas faire de testament ou même évoqué sa succession et parler de ses désirs après notre mort. On pense qu’en parler attirera la mort].

On nous dit souvent de ne pas abandonner, de ne pas lâcher, d’y croire, de se battre jusqu’au bout pour voir nos rêves se réaliser. De ne rien lâcher et seuls ce qui ont persévéré jusqu’au bout, envers et contre tout ont réussi ou y sont arrivé. Ce modèle de pensée n’est pas totalement précis.

Dans beaucoup de cas, quand on se lance dans une nouvelle entreprise, ou qu’on doit prendre une décision importante, on a une idée vague, optimiste et simpliste de comment les choses vont aller. On a envie de croire que tout va bien marcher et que ça ira. On peut alors ne pas voir tous les obstacles et les difficultés à venir. on se dit qu’on les surmontera toutes.

On ne veut pas voir ou on minimise les problèmes qui pourraient subvenir plus tard. C’est au fur et à mesure qu’on avance sur le chemin et qu’on creuse la question qu’on se retrouve face à des « grands murs » à franchir. On peut établir un plan sur des informations valides sur le moment, mais qui ne sont plus valables on moment de l’exécution du plan. les choses ont évoluées. On a appris plus de choses sur nous-même et sur le monde.

Le Facteur de l’Ego

il faut prendre en compte le facteur de l’Ego. [définition de l’Ego : le moi-je. l’image que l’on se fait de soi-même. la représentation et la conscience que tout individu a de lui-même]. On ne parle pas ici de l’ego en tant qu’individualisation qui nous permet d’exister mais de l’ego dans sa forme dysfonctionnelle.

L’ego ne veut pas avoir tort, car avoir tort signifie la mort pour lui. et l’ego (individualisation) résiste fortement à la mort et tout ce qui pourrait faire changer sa vision du monde. Savoir apprivoiser son ego et le faire taire quand on est confronté à certaines difficultés.

C’est notre l’Ego qui va résister au changement et empêcher de se sortir rapidement d’une situation pour réorienter sa vision et sa destination. Il ne faut surtout pas que le monde sache qu’on s’est planté et qu’on n’est pas aussi formidable et infaillible qu’on le pensait.

Cela se remarque très souvent dans ce qu’on nomme le biais du parieur [ce thème sera développer dans un autre article sur les biais cognitifs ] qui va nous pousser continuer à jouer même quand on perd en série en pensant qu’on finira par gagner et on finit par tout perdre et s’endetter. on joue encore et encore en pensant que la prochaine fois sera là bonne car on a beaucoup perdu et on va surement gagner. alors que tout est aléatoire.

Réguler ses émotions

il faut apprendre à ne pas se laisser submerger par ses émotions (positives et négatives). les émotions trop positives : joie excessive peut conduire à l’euphorie qui peut faire prendre dans décisions sans bien analyser les conséquences – la culpabilité par exemple peut faire prendre de mauvaises décisions aussi.

il faut faire de la régulation émotionnelle. La chose à faire avec ses émotions est de ne pas essayer de les contrôler ou de les refouler. C’est un exercice qui demande énormément d’énergie, affaibli beaucoup et a des conséquences néfastes sur la santé. Il faut plutôt apprendre à composer avec elles et en tirer parti.

Il faut reconnaître quelle émotion on ressent sur le moment pour ne pas se couper de la réalité et prétendre que tout va bien sur le plan externe par exemple quand intérieurement c’est le trouble. ça crée un déphasage avec la réalité et à la longue on finit par exploser quand les émotions ont été accumulées et non vécues comme il le fallait.

Reconnaître ses émotions, les vivre et composer avec elles, nous permet de garder le cap et continuer à prendre les bonnes décisions même quand tout ne s’aligne pas comme on veut. C’est un facteur très important pour appliquer la pensée négative et savoir avoir tort et être flexible.

Pour mieux s’en sortir, il faut définir un processus de prise de décision qui sera indépendant des émotions [ce thème sera développé dans un autre article : Comment Prendre de Bonnes Décisions].

La pensée négative : Comment apprendre à avoir tort

Avoir tort n’est pas une chose naturelle pour nous et ne fais pas partie de notre conditionnement de base. C’est contraire à nos mécanismes ancestraux implémentés dans notre cerveau. C’est pourquoi c’est si difficile pour nous d’accepter cela. Alors, comment faire pour prendre les meilleures décisions et se retirer quand il le faut ?
il faut apprendre à pratiquer ce que nous nommerons « la pensée négative ».

C’est un ensemble de modèles mentaux qui consiste à avoir une discipline de pensée qui va envisager tous les aspects et surtout ceux négatifs dans le processus de prise de décision. Elle va consister à passer en revue tous les cas ou les choses ne se passeraient pas comme on le voudrait et prévoir les actions à mener pour corriger sa trajectoire ou sortir d’une situation non voulue. Elle combine un ensemble de processus principaux que je vais lister ci-dessous :

1-L’évaluation des risques

Définition : L’évaluation des risques est un terme utilisé pour décrire l’ensemble du processus ou de la méthode dans lequel vous:
*-Identifiez les dangers et les facteurs de risque susceptibles de causer des dommages (identification des dangers).
*-Analyser et évaluer le risque associé à ce danger (analyse de risque et évaluation de risque).
*-Déterminez les moyens appropriés pour éliminer le danger ou contrôlez-le lorsque le danger ne peut pas être éliminé (contrôle du risque).
Quand on a un projet ou même quand on doit prendre une décision, il ne faut pas négliger de faire l’évaluation des risques . Il faut envisager le plus grand nombre de scénarios quand les choses ne vont pas comme on l’a prédit et anticipé. Ce qui a conduit par exemple à la mise en place et aux améliorations des mesures de sécurité sur les automobiles : freins, airbags, détecteurs d’angle morts, direction assistée, assistance au freinage, système ABS, clignotants, phares (feux de route et feux de croisement)

2- Le pre-mortem

Le pre-mortem consiste à faire l’autopsie d’un projet en listant tout ce qui pourrait faire que ce projet échoue. On liste tous les points qui sont contre et qui pourraient conduire à l’échec de notre projet. Et Pour chaque point, on envisage une solution.

3- Expliciter ses hypothèses

Décomposer le projet en plusieurs étapes, trouver et détailler les conditions de façon explicites et claires pour le succès ou l’échec de chaque étape et trouver un moyen de tester les hypothèses.

4- Définir un point de sortie à l’avance

Consiste à se fixer un point de sortie pour toute situation si elle atteint un certain niveau quelque soient les pensées et émotions qu’on pourrait avoir à ce moment là.

Dans le domaine du business ou de l’investissement, une des méthodes est de fixer un point au delà ou en deçà duquel on va se retirer. On se dit par exemple, qu’on arrête d’investir dans un business si on n’obtient pas de bénéfices au bout d’un an sinon on investira à perte.

Dans la gestion quotidienne de ses finances, on se fixe par exemple un seuil de dépense à ne dépasser par mois et on agit sur d’autres dépenses non essentielles si le seuil est presque atteint.

Conlusion

Pour prendre des meilleures décisions et mieux gérer sa vie et ses projets, il faut pouvoir concilier la pensée positive et la pensée négative. Ces 2 modèles mentaux vont minimiser les risques de mauvaises décisions au plan personnel mais aussi et surtout dans le domaine des affaires.

l’échec n’existe pas vraiment. si les choses ne tournent pas comme on l’a anticipé, on peut en tirer des leçons et utiliser son expérience pour aider plusieurs autres personnes qui voudraient se lancer sur le même chemin. L’échec est donc très souvent une bonne choses. ça permet de réorienter sa vision et ses objectifs et c’est bon pour l’Ego : cela nous rend plus humble.

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Vie Abondante et Épanouie

Jean-Roger

Catégories : Vie Epanouie

jeanroger

Coach de Vie, Formateur, Entrepreneur, IT Manager. Créateur de la méthode PCP : les Premières Choses en Premier. Elle est basée sur la recherche des causes premières qui sont à la base de toutes les situations. Elle explore les aspects mentaux et émotionnels pour trouver des solutions sur les plans concrets et physiques. L’extérieur n’est que le reflet de l’intérieur. Pour soigner l’extérieur, il faut d’abord soigner l’intérieur.

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