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Ce article reprend en grande partie un extrait du Livre « Le pouvoir du moment présent » écrit par Eckhart Tolle. Il traite des relations amoureuses Homme-Femme. Je l’ai trouvé très pertinent. Je vous le présente donc ici.

LES RELATIONS ECLAIREES

LES RELATIONS D’AMOUR ET DE HAINE

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À moins d’avoir atteint la fréquence vibratoire de la présence consciente ou jusqu’à ce que cela soit, toutes les relations, et en particulier les relations intimes, sont profondément faussées et en définitive dysfonctionnelles. Elles peuvent sembler parfaites pendant un certain temps, par exemple quand vous êtes amoureux, mais cette apparente perfection en vient invariablement à s’effriter quand les disputes, les conflits, l’insatisfaction et la violence émotionnelle ou même physique se produisent à un rythme de plus en plus fréquent.

Il semble que la plupart des relations amoureuses deviennent tôt ou tard des relations à la fois d’amour et de haine. Sans la moindre difficulté, l’amour se transforme en sauvage agressivité, en sentiment d’hostilité ou encore en un retrait complet de l’affection l’un envers l’autre. On considère ceci comme normal. La relation oscille alors pendant quelque temps, quelques mois ou quelques années entre les polarités de l’amour et de la haine, et vous procure autant de souffrance que de plaisir.

Il n’est pas rare que des couples restent accrochés à ce cycle de polarités, car ce climat de mélodrame les fait se sentir vivants. Quand l’équilibre entre les polarités positive et négative se rompt et que les cycles négatifs et destructifs se produisent à une plus grande fréquence et plus intensément, ce qui semble survenir tôt ou tard, il faut peu de temps avant que la relation ne vole finalement en éclats.

Si seulement vous pouviez éliminer les cycles négatifs ou destructifs, tout irait bien et la relation pourrait fleurir magnifiquement, pensez-vous. Hélas, ceci est impossible. Les polarités sont mutuellement interdépendantes. L’une ne va pas sans l’autre. Le positif comporte déjà en soi le négatif non encore manifesté. Ces deux polarités sont en fait les différents aspects d’une même dysfonction.

Je parle ici de ce que l’on appelle en général les relations romantiques et non pas du véritable amour qui, lui, n’a pas d’opposé parce qu’il prend sa source au-delà du mental. L’amour en tant qu’état vécu continuellement est encore très rare, aussi rare que les êtres humains conscients. Il est cependant possible d’avoir de fugitifs et brefs aperçus de l’amour lorsqu’il y a une discontinuation dans le flot des pensées.

Il est bien sûr plus facile de reconnaître comme dysfonctionnel le côté négatif d’une relation que son côté positif. Et il est également plus facile de reconnaître l’origine de la négativité chez votre partenaire que chez vous. Cette négativité peut se manifester sous bien des formes : possessivité, jalousie, contrôle, fermeture et ressentiment non exprimé, besoin d’avoir raison, insensibilité et préoccupation excessive de soi, exigences et manipulations émotionnelles, besoin de tenir tête, de critiquer, de juger, de blâmer ou d’attaquer, colère, revanche inconsciente provoquée par une blessure infligée autrefois par un parent, rage et violence physique.

Le côté positif, c’est que vous êtes amoureux de votre partenaire. Au début, cet état est profondément satisfaisant, car vous vous sentez intensément vivant. Votre existence vient soudaine-ment de prendre toute sa signification parce que quelqu’un a besoin de vous, vous veut et vous donne l’impression d’être quelqu’un de spécial. Et c’est la même chose pour votre partenaire. Quand vous êtes ensemble, vous vous sentez complets. Ce sentiment peut atteindre une intensité telle que le reste du monde s’estompe et devient insignifiant. Par contre, vous aurez peut-être remarqué que cette intensité est teintée de besoin et de dépendance.

Vous devenez dépendant de l’autre personne, qui a ainsi sur vous l’effet d’une drogue. Vous êtes au septième ciel quand la drogue est disponible, mais la seule éventualité ou pensée que cette personne ne soit plus là pour vous déclenche jalousie, possessivité, tentatives de manipulation par le chantage émotionnel, reproches, accusations et peur de perdre.

Si, effectivement, votre partenaire vous quitte, ceci peut se traduire par l’hostilité la plus intense qui soit ou par le chagrin et le désespoir les plus profonds. D’un moment à l’autre, la tendresse amoureuse peut se transformer en une lutte sauvage ou en un terrible chagrin. Qu’est-il ad-venu de l’amour ? L’amour peut-il se transformer en son opposé, la haine, en un instant ? Était-ce vraiment de l’amour ou une simple dépendance vous incitant à vous accrocher désespérément ?

LA DÉPENDANCE ET LA RECHERCHE DE COMPLÉTUDE

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Si, dans vos relations, vous connaissez aussi bien l’amour que son opposé, c’est-à-dire l’hostilité, la violence émotionnelle, etc., il est alors fort probable que vous confondiez amour et attache-ment de l’ego, amour et dépendance affective. Il est impossible que vous aimiez votre partenaire à un moment et l’agressiez l’instant d’après. L’amour vrai n’a pas d’ennemi. Si votre « amour » en a un, c’est que ce n’est pas de l’amour mais plutôt un grand besoin de l’ego de se sentir plus complètement et plus profondément soi. Et ce besoin est temporairement comblé par l’autre. Pour l’ego, il s’agit d’un succédané de salut, et pendant un certain temps, cela donne presque effectivement l’impression qu’il s’agit de cela.

Mais vient un moment où votre partenaire adopte des comportements qui ne réussissent pas à combler vos besoins, ou du moins ceux de votre ego. Les sentiments de peur, de souffrance et de manque qui font intrinsèquement partie de l’ego, mais qui étaient passés à l’arrière-plan grâce à la relation amoureuse, font de nouveau surface. Comme avec toutes les autres dépendances, vous êtes au septième ciel quand vous avez de la drogue, mais vient invariablement le moment où celle-ci n’a plus d’effet sur vous. Quand ces émotions souffrantes refont surface, vous les sentez donc avec en-core plus d’acuité qu’avant. Qui plus est, vous percevez maintenant votre partenaire comme étant à leur origine.

Cela veut dire que vous les projetez à l’extérieur et que vous agressez l’autre avec toute la violence sauvage que votre douleur contient. Cette agressivité peut éveiller la souffrance de votre partenaire, qui contre-attaquera. Rendu à ce point-là, l’ego espère encore inconsciemment que son agressivité ou ses tentatives à vouloir manipuler constitueront une punition suffisante qui amènera l’autre à changer de comportement. Ceci lui permettra de se servir à nouveau de ces comportements pour occulter votre souffrance.

Toute dépendance naît d’un refus inconscient à faire face à votre propre souffrance et à la vivre. Celle-ci commence et finit dans la souffrance. Quelle que soit la substance à laquelle vous êtes accroché – l’alcool, la nourriture, les drogues légales ou illégales, ou bien une personne –, vous vous servez de quelque chose ou de quelqu’un pour dissimuler votre douleur.

C’est pour cette raison qu’après l’euphorie initiale il y a tellement de tourments et de souffrance dans les relations intimes. Mais ces dernières n’en sont pourtant pas la cause. Elles font simplement ressortir la souffrance et le tourment qui se trouvent déjà en vous. Toutes les dépendances agissent ainsi. Toutes les dépendances atteignent un point où elles n’ont plus d’effet sur vous, vous ressentez alors la souffrance plus intensément que jamais.

D’ailleurs, la plupart des gens essaient toujours d’échapper au présent et cherchent le salut dans le futur, quel qu’il soit. La première chose sur laquelle ils pourraient buter s’ils concentraient leur attention sur le moment présent, c’est leur propre souffrance. Et c’est justement ce dont ils ont peur. Si seulement ils savaient combien il est facile de trouver dans le présent le pouvoir qui dissipe le passé et la souffrance, la réalité qui met un terme à l’illusion. Si seulement ils savaient à quel point ils sont près de leur propre réalité, de Dieu.

La réponse n’est pas non plus d’éviter les relations afin d’éviter la souffrance. Celle-ci est là de toute façon. Trois relations qui n’ont pas fonctionné en autant d’années vous amèneront fort probablement plus à vous réveiller que trois années sur une île déserte ou reclus dans votre chambre. Par contre, si vous réussissiez à être intensément présent à votre solitude, cette solution fonctionnerait peut-être pour vous.

TRANSFORMER UNE RELATION DE DÉPENDANCE EN UNE VÉRITABLE RELATION

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Oui, c’est possible. En étant présent et en intensifiant votre présence, et en amenant votre attention davantage dans le « maintenant ». Que vous viviez seul ou avec un partenaire, ceci reste la clé. Pour que l’amour puisse fleurir, la lumière de votre présence doit être suffisamment forte pour que vous ne vous laissiez plus contrôler par le penseur ou le corps de souffrance et que vous n’assimiliez plus ceux-ci à ce que vous êtes.

Vous connaître comme étant l’Être derrière le penseur, le calme derrière le parasitage du mental, l’amour et la joie derrière la souffrance, c’est cela la liberté, le salut, l’illumination. Se dés-identifier du corps de souffrance, c’est devenir présent à la souffrance et ainsi la transformer. Se dissocier de la compulsion à réfléchir, c’est être le témoin silencieux des pensées et des comportements, en particulier des scénarios mentaux qui se répètent et des rôles joués par l’ego.

Si vous cessez d’insuffler une existence au mental, celui-ci perd son aspect compulsif, qui est fondamentalement l’obligation de juger et, par conséquent, à résister à ce qui est. Ceci crée conflits, mélodrames et nouveaux chagrins. En fait, dès l’instant où le jugement cesse par l’acceptation de ce qui est, vous êtes libéré du mental. Vous avez fait de la place pour accueillir l’amour, la joie, la paix. En premier lieu, vous cessez de vous juger vous-même, et vous arrêtez ensuite de juger votre partenaire. Le plus grand déclencheur de changement dans une relation, c’est l’acceptation totale de votre partenaire tel qu’il est, sans aucun besoin de le juger ou de le changer de façon quelconque.

Cette acceptation vous transporte immédiatement au-delà de l’ego. Tous les jeux du mental et les dépendances profondes sont alors révolus. Il n’y a plus ni tyran ni victime, ni accusateur ni accusé. Ceci met aussi un terme à toutes les dépendances et au fait que vous êtes attiré par les scénarios inconscients d’une autre personne et que vous leur permettez ainsi de se perpétuer. Soit vous vous séparez dans l’amour, soit vous plongez encore plus profondément dans le présent ensemble, dans l’Être. Cela peut-il être aussi simple que ça ? Oui, ça l’est.

L’amour est un état. L’amour n’est pas à l’extérieur, mais au plus profond de vous. Il est en vous et indissociable de vous à tout jamais. Il ne dépend pas de quelqu’un d’autre, d’une forme extérieure. L’ immobilité de la présence intérieure vous permet de sentir votre propre réalité intemporelle et sans forme, c’est-à-dire la vie non manifeste qui anime votre forme matérielle. Elle vous permet aussi de sentir cette même vie au plus profond de chaque autre être humain et de toute autre créature. Vous voyez dorénavant au-delà du voile de la forme et de la division. Ceci est la réalisation de l’unicité. Ceci est l’amour.

Qu’est-ce que Dieu ? C’est la vie éternelle et omniprésente qu’abritent toutes les formes de vie. Qu’est-ce que l’amour ? C’est sentir la présence de cette vie au plus profond de vous et de toutes les autres créatures. C’est être cette présence. Par conséquent, tout amour est amour divin.

LES RELATIONS EN TANT QUE PRATIQUE SPIRITUELLE

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Des millions de personnes vivent actuellement seules ou en familles monoparentales parce qu’elles sont incapables d’établir une relation intime ou qu’elles ne veulent pas répéter la folie des mélodrames connus dans leurs relations passées. D’autres passent d’une relation à une autre, d’un cycle plaisir-souffrance à un autre, en quête de l’inatteignable objectif de réalisation personnelle par le biais de l’union avec la polarité énergétique opposée.

Plusieurs autres encore font des compromis et persistent à vouloir rester ensemble dans une relation dysfonctionnelle au sein de laquelle pré-domine la négativité. Elles le font pour les enfants, par besoin de sécurité, par habitude, par peur d’être seules ou pour tout autre avantage mutuel. Ou bien encore parce qu’elles sont inconsciemment dépendantes de l’excitation que leur procurent les mélodrames et la souffrance.

Chaque crise représente pourtant non seulement un danger mais également une occasion de transformation. Si les relations attisent et amplifient les schèmes mentaux et activent le corps de souffrance, comme c’est le cas présentement, pourquoi ne pas accepter cet état de fait au lieu d’essayer d’y échapper ? Pourquoi ne pas coopérer au lieu d’éviter les relations ou de continuer à pour-suivre le fantôme du partenaire idéal qui doit prétendument solutionner tous vos problèmes ou vous combler ?

L’occasion de transformation que comporte chaque crise ne se manifestera pas, à moins que vous ne reconnaissiez et n’acceptiez totalement tous les faits propres à une situation donnée. Aussi longtemps que vous niez les faits, que vous vous en détournez ou que vous souhaitez que les choses soient différentes, vous restez fermé à l’occasion qui se présente et continuez à être pris au piège de cette situation, qui restera telle quelle ou se détériorera.

Reconnaître et accepter les faits amène aussi un certain degré de libération par rapport à eux. Par exemple, quand vous reconnaissez qu’il y a un manque d’harmonie et que vous vous appropriez cette prise de conscience, un nouveau facteur entre en jeu grâce à celle-ci, et le manque d’harmonie ne peut rester tel que. Quand vous reconnaissez que vous n’êtes pas en paix avec vous-même, cette reconnaissance crée une atmosphère de calme qui accueille le désaccord dans un mouvement tendre et aimant et le convertit par la suite en paix.

En ce qui concerne la transformation intérieure, vous ne pouvez rien faire. Vous ne pouvez pas vous transformer vous-même à volonté, pas plus que vous ne pouvez changer votre partenaire ou quelqu’un d’autre. Tout ce que vous pouvez faire, c’est ménager un espace au sein duquel la métamorphose peut se produire, afin que la grâce et l’amour puissent venir.

Alors, chaque fois que la relation entre vous et votre partenaire ne fonctionne pas, qu’elle sus-cite en vous deux la « folie », réjouissez-vous, car ce qui était inconscient vient d’être amené à la lumière. C’est là une occasion d’accéder au salut. À chaque instant, appropriez-vous la reconnaissance de ce moment, en particulier celle de votre état intérieur.

S’il y a de la colère, reconnaissez-là. S’il y a en vous de la jalousie, une attitude défensive, une pulsion à vouloir vous disputer, un besoin d’avoir raison, si votre enfant intérieur exige amour et attention, ou bien si vous ressentez une quel-conque souffrance émotionnelle, peu importe ce que c’est, reconnaissez la réalité de ce moment et appropriez-vous-la.

La relation devient alors votre pratique spirituelle. Si vous identifiez chez votre partenaire un comportement inconscient, sachez vous approprier cette prise de conscience dans une attitude d’amour afin de ne pas réagir. L’inconscience et la reconnaissance de ce qui est ne peuvent pas cohabiter longtemps, même si la reconnaissance se produit chez l’autre et non pas chez la personne qui agit par inconscience.

Pour la forme d’énergie qui sous-tend l’hostilité et l’agressivité, la présence de l’amour est absolument intolérable. Si vous réagissez d’une façon quelconque aux attitudes inconscientes de votre partenaire, vous devenez vous-même inconscient. Mais si vous vous rappelez de reconnaître votre réaction, alors rien n’est perdu.

Lorsque votre partenaire se comporte avec inconscience, renoncez à tout jugement. Car, d’un côté, le jugement amène à associer le comportement inconscient d’une personne avec ce qu’elle est en réalité ou, de l’autre, à projeter votre propre inconscience sur l’autre personne et à prendre cette projection pour ce que cette personne est en réalité. Renoncer au jugement ne signifie pas que vous ne sachiez pas reconnaître une dysfonction ou l’inconscience quand vous les voyez.

Cela veut dire que vous êtes « celui ou celle qui reconnaît » au lieu d’être « celui ou celle qui réagit » et qui juge. Vous serez alors totalement libéré de la réaction ou vous réagirez en reconnaissant que vous le faites, créant ainsi un espace où vous observerez la réaction et lui permettrez d’être. Au lieu de vous battre contre l’obscurité, vous faites la lumière.

Quand vous êtes celui ou celle qui reconnaît, vous ménagez un espace d’ouverture et de présence aimante qui permet à toute chose et à toute personne d’être telles qu’elles sont. Il n’existe aucun catalyseur aussi puissant que celui-ci pour aller vers la transformation.

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Vie Abondante et Epanouie au quotidien,

Jean-Roger

Catégories : Vie Epanouie

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Coach de Vie, Formateur, Entrepreneur, IT Manager. Créateur de la méthode PCP : les Premières Choses en Premier. Elle est basée sur la recherche des causes premières qui sont à la base de toutes les situations. Elle explore les aspects mentaux et émotionnels pour trouver des solutions sur les plans concrets et physiques. L’extérieur n’est que le reflet de l’intérieur. Pour soigner l’extérieur, il faut d’abord soigner l’intérieur.

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